Front Room

Title

Front Room

Description


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Third Prize, 8th Lesbisch-Schwule Filmtage, Hamburg, Germany, 1997 
Third Prize Experimental, NAP Video Festival, New Arts Program, Pennsylvannia, USA, 1998

Television broadcast: Switch 2, Atelier de recherche de la sept arte, 1999

Collection: Getty Research Institute, Long Beach Museum of Art Contemporary Video Archive, Los Angeles, California, USA

exhibitions and screenings of "Front Room":

2016
2010

2009

2008

  • Tabor Film Festival, Desinic, Croatia

2006

2005

2003

  • “Edition Française 2003” Microcinema International "Independent Exposure" The Modern Zoo, at the Portland Center for the Advancement of Culture in Portland, Oregon, 111 Minna Gallery, in San Francisco, California, USA.

2001

  • L'appartement, programme Videoformes, Rencontres Internationales de la Photographie, Arles, France
  • Videobrazil Electronic Art International Festival, Sao Paulo, Brazil

2000

  • "Corps Accords," Vidéoz'Arts, Nantes, France
  • Retina 2000, Sellye & Budapest, Hungary
  • Forcement Contemporain, Performance of original music composed for works by video artists Pierre-Yves Clouin and Reynald Drouhin, Clermont-Ferrand, France.

1999

  • "Switch 2," presented by Claire Doutriaux and Paul Ouazan, L'Atelier de la Sept ARTE, France-Germany, at Les Instants Video de Manosque, Manosque, France
  • Videoarchaeology / Sofia-Paris Video 1, presented by HO at Centre Culturel Français and American Center, Sofia, Bulgaria
  • Pervoplanet, 8th Turku Lesbian and Gay Film Festival, Turku, Finland 
  • 4th International Festival of New Film Split, Split, Croatia
  • Festivale Vid@rte, Mexico City, Mexico, in "Tendancias," curated by Gabriel Soucheyre
  • N.A.P. Video Festival '98, Pennsylvania, continues at Allentown Art Museum, Allentown, Pennsylvania; Freedman Gallery, Reading, Pennsylvania; The Kitchen Center for Video, Music and Dance, New York City, New York, USA

1998

  • offline@online, French-Baltic-Nordic Video & New Media Festival, Estonian Academy of Arts, Tallinn, Estonia
  • 11èmes Instants Vidéos de Manosque, Manosque, France 
  • 16th Central Florida Film & Video Festival, Frameworks Alliance, Orlando, Melbourne, and Gainesville, Florida, USA
  • 22nd Atlanta Film and Video Festival, Atlanta, Georgia, USA 
  • Taos Talking Picture Festival, Taos, New Mexico, USA 
  • N.A.P. Video Festival '98, New Arts Program, Pennsylvania, USA, at Museum of American Art, Philadelphia; University of Oklahoma, Norman, Oklahoma; TZ'Art & Co. Gallery, New York City, New York; and Lafayette College Art Gallery, Easton, Pennsylvania
  • The Fourth Annual Victoria International Film & Video Festival, Victoria,British Columbia, Canada 
  • 13èmes Videoformes, Clermont-Ferrand, France
  • MIX Mexico 98, Mexico City, Mexico 
  • "Independant Exposure: All-Erotic," Blackchair Productions, Seattle, Washington, USA, at The Speakeasy Backroom, Seattle, Washington, and Artist's Television Access, San Francisco, Californie

1997

  • Blowing Bubbles, V Edizione, Videomakers contro l'AIDS/International Video Competition on AIDS, Bologna, Italy 
  • "Queer Discord - Dissenting Voices in Queer Culture," curated by Sarah Turner, The Lux Centre for Film, Video + Digital Arts, London, UK
  • HUFF 3, Honolulu Underground Film Festival, Honolulu, Hawaii, USA 
  • Reeling '97, Chicago, Illinois, USA 
  • 5th MiX Brasil, São Paulo, Brazil 
  • ostranenie 97 - The International Electronic Media Forum, Bauhaus Dessau Foundation, Dessau, Germany 
  • 19e Festival International du Film Indépendant / 7e Mondial de la Vidéo, Brussels, Belgium 
  • Out the Way, Perth, Australia 
  • Pervoplanet, Turku, Finland 
  • 8th Lesbisch-Schwule Filmtage, Hamburg, Germany 
  • Outfest, Los Angeles, California, USA 
  • 10th Stockholms Homofilmfestival, Stockholm, Sweden 
  • "Schrill & Billich - The Trash Nite," 13th International Hamburg Short Film Festival, Hamburg, Germany 
  • 9th New Festival, New York City, New York, USA 
  • 5th International Forum of Audiovisual and Multimedia Art, Bandits-Mages, Bourges, France 
  • European Media Art Festival 1997, Osnabruck, Germany 
  • THAW 97, University of Iowa, Iowa City, Iowa, USA 
  • 11th London Lesbian and Gay Film Festival, British Film Institute, London, UK 
  • The Mardi Gras Film Festival, Queer Screen, Sydney, Australia

1996

  • 3ème Festival de Films Gays et Lesbiens de Paris, l'entrpôt, Paris, France

Resisting Sociopolitical Constructions of the Body " by Sophie Walon in The Oxford Handbook of Screendance Studies Edidited by Douglas Rosenberg, Oxford University Press, 2016

… J’analyserai des films de danse contemporaine européens (particulierement français et belges) qui expérimentent les représentations du corps - les films des réalisateurs Thierry De Mey, Laurent Goldring et Antonin de Belmels qui travaillent en colaboration avec des chorégraphes, les films du chorégraphe et réalisateur Wim Vandekeybus et ceux du performeur réalisateur Pierre Yves Clouin.
Les travaux de ces artistes dévoilent des corps non conventionnels qui apparaissent comme animaux, ouvertement sexualisés, pathologiques, monstrueux ou inidentifiables et subissent toutes sortes de transformations et de métamorphoses…
… ainsi le contenu de ces films est plus ou moins chorégraphique… Les travaux de Clouin sont plus exactement des vidéos de performances que des films de danse à proprement parler…… Les corps de ces films de danse … peuvent être décodifiés et défamiliarisés (voir les préocupations de Goldring et Clouin quant à la déconstruction des formes et fonctions attendues du corps)...
… de manière similaire l’autoportrait de Clouin lui même dans “C'est le veau qui bêle”. Par l’imitation du bêlement et le plan en contre plongée qui ne montre que le menton et sa langue, qui apparait régulièrement quand il bêle, la vidéo présente la surprenante image d’une créature hybride à moitié être humain et veau. La confusion est réhaussée par la qualité incertaine de l’image  ainsi que par la basse résolution de la vidéo. Et dans Cowboy, Clouin apparaît à moitié homme et à moitié vache, filmé de derrière à quatre pattes, l’artiste manipule ses testicules et fait bouger stratégiquement ses doigts pour qu’ils ressemblent à des mamelles…
… Les vidéos expérimentales de Clouin exhibent souvent son corps nu avec une insistance sur ses fesses et ses parties génitales, dans des positions très suggestives et provocatrices. "Kangaroo", qui montre une main qui sort de ce qui ressemble être une paire de fesses, semble sous entendre (dans sa version inversée) la pratique sexuelle du fisting. Dans “Mon Lapin Bleu”, l’artiste simule de façon comique des relations sexuelles avec un lapin bleu en peluche, dans de multiple positions acrobatiques. Dans “The Little Big ” il semble que nous sont montrées des fesses avant qu’il ne devienne clair que ce sont les épaules et omoplates de l’artiste. Pourtant juste au moment où tout contenu sexuel et toute obscenité semblent être alors exclus par cette prise de conscience, Clouin révèle une scène encore plus audacieuse, après nous avoir dévoilé ses épaules et alors qu’il se penche, nous découvrons qu’il est sur un lit, et ses mouvements suggèrent de toute évidence qu’il se masturbe…
… Dans le "Kangaroo" de Clouin une main émerge de ce qui ressemble à la raie de ses fesses. L’effet est au delà du bizarre, c’est monstrueux: son cul semble donner naissance ou défequer une main. La vidéo de Clouin dérange horriblement les fonctions et emplacements usuels des organes…
… Jouant sur la difficulté à distinguer les différentes parties du corps, certaines vidéos de Clouin  éloignent notre perception du corps en déjouant nos attentes et en court-circuitant nos certitudes. "Front Room" commence sur Clouin qui lèche une ronde et voluptueuse partie du corps, qui, parce qu’on est très près et du fait de l’avidité manifeste de l’artiste, semble être un sein avant que la caméra ne zoome en révelant le bras de Clouin.
Dans Workman ” , nous ne sommes pas sûrs de ce que nous voyons, le haut du dos de Clouin, des bras et une tête, ou un cul, le bas du dos et des cuisses. La vidéo joue sur cette incertitude: avant que nous ne voyons ses parties génitales et ses genoux (c’est à dire, avant que nous ne sachions qu’il s’agit du cul de l’artiste à l’écran), l’angle de prise de vue nous laisse penser que nous voyons des épaules et sa tête courbée et cachée. A la fin de la vidéo, quand Clouin utilise une serviette, il semble qu’il s’essuie le cou et les cheveux, ce qui à nouveau jette un doute sur la certitude d’avoir vu son cul. Le flou récurrent de l’image et la position persistante de l’artiste, qui bouge à peine, sont aussi déroutantes, ce qui laisse du temps au public pour projeter ses propres visions et attentes sur ce qu’il voit:
“Dans “Workman ” nous savons parfaitement que ce sont mes jambes que l’on voit, mais elles agissent comme si elles étaient des bras. aussi par leurs actions, leurs mouvements, elles sont identifiées comme des bras, mais les spectateurs les reconnaissent vraiment comme des jambes. Ce qui est intéressant ici c’est que nous restons très incertains de ce que nous voyons même si toutefois nous en sommes sûrs” (interview non publiée de l'auteur, Mars 2013). De plus, comme la position de Clouin apparaît très peu naturelle pour un être humain et comme il reste dans cette position un long moment, la traditionnelle représentation de la figure humaine comme bipède avec une morphologie clairement organisée vers le haut, en est troublée…
… Les films de Clouin et Goldring, en particulier, déterritorialisent les organes sexuels et les membres. Par exemple, dans “J'ai des bouches partout”(1999) qu’il traduit par “I’ve got mouths all over”, Clouin fait que son oreille ressemble à une bouche et suggère qu’elle devienne un organe sexuel, capable d’une fellation. C’est une sorte de déteterritorialisation fantastique de ses organes suivant une logique libidinale de réinvention de sa corporalité comme plus sexuée. Il semble trahir un souhait d’avoir plus d’organes sexuels à explorer et un appel à ce que le corps entier mute en une surface érogène étendue.
Sophie Walon




Extra Ordinary Men

Pierre Yves Clouin est un vidéaste excentrique et curieux, et probablement le premier vidéaste avec lequel j’ai travaillé, autour de 1995. Je l’ai rencontré pour la première fois en personne à Paris, sa ville, il y a une dizaine d’années, alors que j’effectuais des recherches à titre de commissaire; il m’a montré un aspect de la ville que peu de jeunes commissaires ont la chance de voir et d’expérimenter. J’y ai été confronté à plein de nouvelles idées et je me suis posé des questions sur mon compte. Son travail m’a éclairé comme je n’avais jamais imaginé que des videos lo-fi, à petit budget, pouvaient le faire. 

Clouin vivait en périphérie de Paris dans une cité conçue par Le Corbusier et habitée par des artistes. Nous nous y sommes rendus à pied; c’était assez loin, à partir du Marais jusqu’à la Seine du côté de la bibliothèque Mitterrand, et nous nous sommes arrêtés dans une zone de drague gaie tellement extravagante que Paris a commencé à me sembler irréelle, comme dans un film. Si vous demandiez à des cinéastes hétéros d’essayer d’imaginer à quoi ressemblerait une scène de drague gaie, probablement qu’ils en arriveraient exactement à ce que j’ai vu. Cette réalité était exagérée: j’ai compris sur le champ que je me trouvais, en fait dans cet espace extrêmement chargé et sexualisé qui, depuis toujours, fascine Clouin.

Nous avons traversé un passage souterrain qui est vite devenu très sombre, même si nous étions au beau milieu du jour. On pouvait voir des figures en mouvement, des silhouettes qui se profilaient devant la petite entrée à l’autre bout d’où émanait un peu de lumière. Je lui ai dit que j’avais peur, et il a ri. En connaissance de cause, il m’a dit: « Attends de voir l’autre côté.» Là, des hommes, soi-disant vêtus comme des ouvriers de la construction, étaient assis à califourchon sur des machines gigantesques, les scrotums sortant de leurs jeans par des échancrures comme de la cire fondue, et ils s’adonnaient frénétiquement à des activités sexuelles orales et anales. Dans plusieurs de ses dernières  œuvres, Clouin explore cet espace précaire où cohabitent public et privé.

 Je me suis confronté à une pruderie à l’intérieur de moi même dont j’ignorais l’existence. Pendant des années, j’avais pensé m’être affranchi tout simplement en proclamant «je suis gai »; je ne savais pas alors à quel point la vision que j’avais de ma propre sexualité était expurgée et passait par un filtre hétérosexuel et culturel. L’actrice rebelle Marlène Dietrich affirmait : «Le sexe. En amérique, une obsession. Dans d’autres parties du monde, un fait.» On ne peut s’empêcher de penser qu’elle évoquait Paris, où elle a passé les dernières années de sa vie. Empreinte de sexualité et d’humour, l’œuvre de Clouin nous montre une facette de la vie gaie qui, sans être nécessairement flatteuse est touchante et qui, tout en étant crue, est spectaculairement sublime.

 Examiner la teneur philosophique des travaux de Clouin sans renvoyer à Michel Foucault équivaudrait à occulter le cœur même de sa pratique. Le corpus de ses vidéos est constitué de moments vécus ou documents intimes d’un être en relation avec d’autres, captés par le petit œil de sa caméra portable. En 1982, Foucault aurait pu parler du travail de Clouin lorsqu’il déclarait en entrevue: « La sexualité fait partie de nos comportements. elle fait partie de notre liberté mondiale. La sexualité est quelque chose que nous inventons nous-mêmes. Elle est notre propre création, et elle est beaucoup plus que la découverte d’une face cachée de notre désir. Nous devons comprendre que nos désirs s’accompagnent de nouvelles formes de relation, de nouvelles formes d’amour, de nouvelles formes de création. Le sexe n’est pas une fatalité; c’est un potentiel de vie crétive. Il ne suffit pas d’affirmer que nous sommes gais; nous devons également créer une existence gaie1.»

Ethnographie homosexuelle destinée à la consommation populaire, l’œuvre vidéo de Clouin révèle la matière extraordinaire dont est faite la culture gaie contemporaine. Le jeu qui consiste à montrer et à cacher est très significatif, et il me rappelle le paradoxe de la vie gaie: vouloir la visibilité et la liberté, tout en cherchant l’invisibilité par peur de la violence et de l’humiliation. Bien que le voyeur, en général, n’entre pas en contact ou n‘échange pas directement avec le sujet de son observation, plusieurs critiques et programmeurs réfèrent souvent au côté voyeur du travail de Clouin. 

J’établirais plutôt des parallèles avec la photographie secrète, apparue à la fin du XIXe siècle avec l’avènement de l’appareil photo d’espion et depuis popularisée grâce à la miniaturisation des dispositifs d’enregistrement d’images. Et bien que la France ait maintenant adopté des lois très strictes interdisant la publication de toute photographie sans le consentement exprès du sujet, Clouin accepte l’illégalité de ce qu’il produit et accomplit dans la sphère publique. Bien sûr, sa démarche n’est pas nouvelle et elle nous rappelle la technique de Paul Strand : « Strand partait pour le district Five Points, le cœur des taudis d’immigrants dans le Lower East Side, avec son appareil photo équipé d’un faux objectif pour détourner l’attention. Strand s’approchait d’un sujet potentiel, faisait un tour de 90 degrés sur lui-même et pointait le faux objectif dans cette direction. Le vrai objectif, situé au bout d’un soufflet, émergeait de son aisselle et visait le sujet désiré2.»

Clouin nous fait voir son monde sous un jour remarquable de réalité et de proximité, comblant ainsi la séparation entre écran et spectateur. Nous regardons en quelque sorte à travers l’objectif de sa caméra, comme si celle-ci était entre nos propres mains. Même lorsqu’il la retourne vers lui-même, dans le cadre intime de son studio, nous avons encore l’impression de manipuler la caméra, découvrant son corps gai, étrange et ce sans la sensation désagréable de fouiner dans sa vie privée. Parfois narrées, les œuvres prennent alors le ton d’un journal intime tout en ayant une échelle cartographique: nous vivons ces moments en compagnie de Clouin, au fil de ses errances dans les rues de Paris et du monde, jamais tout à fait flâneur, jamais tout à fait voyeur.

Sura Wood, journaliste à Hollywood, dit de son travail qu’il « (séduit) le public avec ses gros plans intimes de courbes et d’orifices de son propre corps bien modelé. Au moment où l’on pense reconnaître ce qui apparaît à l’écran, le corps se déplie et on réalise avoir été excité par le creux d’une épaule ou un lobe d’oreille particulierement sexy3». avec une économie de moyens, Clouin est capable de se montrer, de montrer son corps et ceux d’autres hommes sous un éclairage extraordinaire. 

La mise en lumière de la vie homosexuelle ordinaire et d’une masculinité tangible est un antidote nécessaire aux images stéréotypées, exagérées, d’homosexuels que véhiculent constamment les médias. Clouin offre des images de la sexualité masculine gaie crûment honnêtes et qui baignent dans une lumière régénératrice et libératrice. Je remercie Pierre Yves Clouin de m’avoir montré que mon identité est résolument gaie et que ma vie, dans tout ce qu’elle a d’ordinaire, demeure toujours fascinante.

Stefan St-Laurent, commissaire

Traduit de l’anglais par Colette Tougas

Notes

  1. Bob Gallager et Alexander Wilson, « Michel Foucault. An Interview: Sex, Power and the Politics of Identity», Advocate (7 août 1984).(Notre traduction.)
  2. Department of Photographs, «Paul Strand (1890 - 1976) «, Heilbrunn Timeline of Art History, New York, The Metropolitan Museum of Art, 2000-, http://metmuseum.org/toah/hd/pstd/hd_pstd.htm (visité le 20 octobre 2010).(Notre traduction.
  3. Sura Wood, «Exploring the Offbeat World of Experimental Film» San Francisco Arts Monthly, avril 2005. (Notre traduction.)

 Artiste multidisciplinaire et commissaire, Stefan St-Laurent est né à Moncton au Nouveau-Brunswick en 1974. Il est détenteur d’un baccalauréat en arts médiatiques de l’université Ryerson de Toronto. Son travail performatif et vidéographique a été présenté dans de nombreuses galeries et institutions muséales au Canada (YYZ - Toronto, La Galerie d’art d’Ottawa, Western Front - Vancouver, Art Gallery of Nova Scotia - Halifax) et en Europe ( Centre national de la photographie de Paris - France, Centre d’art contemporain de Basse-Normandie, Edsvik Konst och Kultr - Suède). En 2008, il était invité de la Biennale d’art perfomatif de Rouyn-Noranda. Il a également été invité comme commissaire du Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul de 2010 et 2011. Il agit présentement à titre de commissaire de la Galerie SAW Gallery d’Ottawa.

Extra Ordinary Men 

Pierre Yves Clouin is an eccentric and transgressively curious video artist from Paris, and possibly the first video artist I worked with in my life, circa 1995. I met him in person for the first time about a decade ago in his hometown while doing curatorial research, and he showed me a side of this city few budding curators get to see and experience. I was confronted with a slew of new ideas, and even self-questioning. His work iluminated me in ways I didn’t think lo-fi, low budget video could.

Clouin lived on the outskirts of Paris in a Le Corbusier - designed artists’ housing project. We walked there, quite far, from the Marais district to the Seine river on the Mitterand library side, stopping at a gay cruising area that was so over-the-top, Paris started to look unreal, like in the movies. If you asked a group of straight filmmakers to try to imagine what a gay cruising scene would look like, they would probably imagine exactly what I saw. It was an exaggerated reality: I realized right then and there that I was actually in that hyper-charged, sexualized space Clouin has been eternally fascinated with.

In broad daylight, we walked through an underpass that became extremely dark. Moving figures could be seen briefly as silhouettes from the small door at the other end which emitted a little bit of light. I told him I was scared, and he just laughed. He knowingly said to me, «Wait until you see the other side.» There, men theoretically dressed as construction workers sat spread-eagle on colossal machines, scrotums oozing out of jeans holes like melting candles, with everyone eventually engaging in frenetic outdoor oral and anal sex. Many of Clouin’s later works indulge in this tenuous space where the public and the private cohabit.

I was confronted with a prudeness inside me I didn’t know was there. For years, I thought I had gained my freedom by only having pronounced the words «I’m gay,» obivious back then to how heterosexualized or culturally sanitized my view was of my own sexuality. Renegade actor Marlene Dietrich proclaimed, «Sex. In America an obsession. In other parts of the world a fact», and one can’t help but imagine she was speaking latterly of Paris, where she spent the final years of her life. Drenched in sexuality and humour, Clouin œuvre shows us a facet of queer life that may be unflattering but still endearing, raw but spectacularly sublime.

Examining Clouin’s philosophical side without referencing Michel Foucault would overlook what is at the heart of his practice. The corpus of his video are lived moments, or intimate recordings of the self in relation with others, captured by the tiny eye of a hand-held video camera. In a interview in 1982, Foucault could have been speaking of Clouin’s work: «Sexuality is a part of our behaviour. It’s part of our world freedom. Sexuality is something that we ourselves create. It is our own creation, and much more than the dicovery of a secret side of our desire. We have to understand that with our desires go new forms of relationships, new forms of love, new forms of creation. Sex is not a fatality; it’s a possibility for creative life. It’s not enough to affirm that we are gay but we also create a gay life.»
A queer ethnography for popular consumption, his video work reveals the extraordinary and ordinary stuff found in contemporary queer culture. The game of hiding and revealing is quite significant, and reminds me of the paradox of gay life: seeking visibility and freedom all the while seeking invisibility for fear of violence and humiliation. While a voyeur does not typically relate or directly exchange with the subject he or she is observing, many critics and programmers refer often to the voyeuristic nature of Clouin’s work.
I would rather make comparisons with secret photography, introduced in the late 1800s with the advent of spy cameras and popularized ever since by miniaturization of image-recording devices. And although France has now adopted quite strict laws prohibiting the publication of any photograph of a person without their express consent, Clouin embraces the lawlessness of what he is making and doing in the public sphere. His approach is certainly not new, and reminds us of Paul Strand’s technique: «Strand set out for Five Points, the heart of the immigrant slums on the Lower East Side, with his camera rigged with a false lens to distract attention. Approaching a potential subject, Strand turned ninety degrees away and aimed the false lens in the direction he was facing. The real lens, on an extended bellows, stuck out under his arm toward the person.»2
Clouin shows us his world with spectacular realness and proximity, closing the divide between screen and viewer. We are somewhat looking through Clouin’s camera lens, as if we were holding the camera ourselves. Even when he turns the camera onto himself, in the intimate setting of the studio, we feel like we are manipulating the camera once again, discovering his strange, queer body without that nagging feeling of snooping into his private life. Sometimes narrated, the works become diaristic in tone, and cartographic in scale - we are living the moments with Clouin, as he wanders the streets of Paris and the world, never quite flâneur, never quite a voyeur.
Holywood reporter Sura Wood states that his work «(seduces) audiences with intimate close-ups of curves and orifices on his own well-sculpted body. Just when you think you recognize what’s on-screen, the body unfolds and you realize you just got turned on by shoulder cleavage or by a particularly sexy earlobe.»3 With an economy of means, Clouin is able to show himself, his body, and the bodies of other men, in an extraordinary light.
This illumination of ordinary queer life, of tangible masculinity, is a necessary antidote to the stereotypical, exaggerated images of homosexuals we constantly encounter in the media. He portrays an image of queer male sexuality that is brutally honest, and basked in a light that is regenerating and liberating. I thank Pierre Yves Clouin for showing me that my identity is determinately queer, and that my life, in all its ordinariness, is somehow fascinating still. - Stefan St-Laurent, Curator

Notes

  1. Bob Gallager et Alexander Wilson, « Michel Foucault. An Interview: Sex, Power and the Politics of Identity», Advocate, August 7, 1984.
  2. Department of Photographs, «Paul Strand (1890 - 1976), « in Heilbrunn Timeline of Art History, New York, The Metropolitan Museum of Art, 2000-, http://metmuseum.org/toah/hd/pstd/hd_pstd.htm (accessed October 20, 2010)
  3. Sura Wood, «Exploring the Offbeat World of Experimental Film» San Francisco Arts Monthly, April 2005.

 Stefan St-Laurent, a multidisciplinaryartist and curator, was born in Moncton, New Brunswick, in 1974. He holds a Bachelor of Media Arts from Ryerson University in Toronto. His performative and video works have shown extensively in Canada and Europe, including at YYZ in Toronto, the Ottawa Art Gallery in Ottawa, Western Front  in Vancouver, the Art Gallery of Nova Scotia in Halifax, the Centre national de la photographie in Paris and  Edsvik Konst och Kultur in Sweden. In 2008, he was the guest curator of the Biennale d’art perfomatif de Rouyn-Noranda. He was also invited to serve as the guest curator of Baie-Saint-Paul’s International Symposium of Contemporary Art in 2010 and 2011. He is currently Curator of Galerie SAW Gallery in Ottawa.



Ulrich Wegenast, "All you Can Eat : homosexuelle Pornografie und künstlerischer Film." Freiburger FrauenStudien, vol. 10, issue 15, 2004,  pp. 293-314, Freibur, Germany

Pierre Yves Clouin
In der Zwischenzeit gibt es viele bildende Künstler, die ihre eigene Homosexualität offensiv thematisieren. Der Einfluss der eigenen Sexualität auf die künstlerische Arbeit ist zu einem festen Topos geworden. Ein Beispiel dafür, wie heute selbst- verständlich mit der Homosexualität in der Kunst – hier Videokunst – umgegangen wird, sind die Arbeiten des französischen Künstlers Pierre Yves Clouin. Auch hier spielt die Inszenierung vor der Kamera und der Aspekt des Zeigens eine große Rolle: Exhibitionismus und Voyeurismus kommen in Videos wie Cul en l’air (1997) voll zum Tragen.
Seine minimalistischen Videos sind Performances, die filmisch verdichtet sind. Einerseits stehen sie in der Tradition der Body Art der 1960er und -70er Jahre – z.B. die Arbeiten von Carolee Schneemann und Valie Export –, andererseits erhalten die Videos durch ihre Direktheit und Perspektive eine pornografische Dimension. Insbesondere in der Performancekunst gab es immer wieder Aktionen, die als pornografisch bezeichnet wurden: Bekanntestes Beispiel sind sicherlich die Happenings der Wiener Aktionisten um Otto Mühl, Günter Brus und Herrmann Nitsch, die aber immer aufgrund ihrer Intention und ihrer Artikulationsweise den eng gesetzten Rahmen der Pornografie durchbrachen. Oftmals besaßen diese Akti- onen und Performances einen politisch-utopischen Kern und waren Rituale wider das Domestizierte.  Von dieser utopischen Sprengkraft ist in den Videos von Pierre Yves Clouin nichts zu spüren. Bei Clouin handelt es sich um Körpererkundungen, die mitunter narzisstisch anmuten. An dieser Stelle kann durchaus gefragt werden, inwiefern der Impetus eines Videokünstlers und eines Pornodarstellers identisch ist, den eige- nen Körper offensiv zur Schau zu stellen. Beim Künstler geht es im Unterschied zum Pornodarsteller oftmals um die Zurschaustellung des Unperfekten, um die Reflexion von Körperpolitiken im Zusammenhang mit Massenmedien und um die Transformation des Körpers zu einem Instrument bzw. künstlerischem Material. Ein unaufgelöster Rest bleibt jedoch im Vergleich von künstlerischem und por- nografischem Film – z.B. der Wunsch nach direkter Ansprache eines anonymen Publikums. Und so heißt es in einer Kritik zu Cul en l’air :

„My levitating butt is a bit of a prick. This conceptual videotape transforms a man’s buttock into the head of a giant penis. Luckily, it doesn’t blow its load.“

Schlußbemerkung
Front Room (1996) – ebenfalls von Clouin – markiert aber auch den Unterschied zwischen eindimensionaler Pornografie und der künstlerischen Dimension eines Films, der immer auch einen Raum für Imagination und Assoziation öffnet. Das, was der Zuschauer bzw. die Zuschauerin in Front Room zunächst zu sehen glaubt, wird letztendlich enttäuscht.
Im Gegensatz zur Ästhetik der Eindeutigkeit und dem Konzept der Inkorporie- rung des Betrachters oder der Betrachterin im pornografischen Film besitzt jeder künstlerische Film etwas Uneindeutiges oder löst Eindeutigkeiten auf. Irritation und Distanzierung sind Aspekte, die dem pornografischem Prinzip fremd sind. Es stellt sich die Frage, ob der künstlerische Film überhaupt pornografisch sein kann. Vielleicht wäre es besser, wie Peter Gorsen von einer „uneigentlichen Obszönität in der Kunst“1 spricht, von einer „uneigentlichen Pornografie im künstlerischen Film“ zu sprechen, weil die Filme trotz unverblümter Darstellungen immer ein Mehr an Wahrnehmung bieten. Pornografie will – auch wenn die Unterscheidung zwischen Kunst und Pornografie oft wie ein verklemmtes Feigenblättchen zu wirken scheint – im Gegensatz zu einer künstlerischen Intention im Umgang mit Darstellung von Sexualität „durch nichts Krummes in ihrem Ziel, Lust zu wecken (...) gestört wer- den.“...2

Ulrich Wegenast, Freiburger FrauenStudien, vol. 10, issue 15, 2004,  pp. 293-314.


Pierre Yves Clouin
...[T]here are many visual artists who aggressively thematize their own sexuality. The influence of one's own sexuality on the artistic work has become an established topos. One example of how homosexuality is now naturally dealt with in art – here film – are the works of the French artist Pierre Yves Clouin. Here, too, the aspect of staging in front of the camera and the aspect of showing play a big role: exhibitionism and voyeurism take full effect in films such as Cul en l’air  (1997).
His minimalist videos are performances that are filmically condensed. On the one hand, they stand in the tradition of 1960s and 1970s Body Art – e.g. the works of Carolee Schneemann and Valie Export. On the other hand, the videos acquire a pornographic dimension through their directness and perspective. Especially in performance art there have consistently been actions that have been described as pornographic: the most well-known examples are certainly the happenings of the Viennese Actionists around Otto Mühl, Günter Brus and Herrmann Nitsch, which, because of their intention and manner of articulation, broke the tightly-set framework of pornography. Often, these actions and performances had a political utopian core and were rituals against the domestic.
This utopian force is not at all palpable in the videos of Pierre Yves Clouin. His work is one of body explorations, which occasionally appear narcissistic. At this point one may well ask to what extent the impetus to aggressively display one's own body is identical for a video artist and for a porn actor. For the artist, unlike the porn actor, it is often about the display of the imperfect, the reflection of body politics in relation to mass media, and about the transformation of the body into an instrument or artistic material.
An undissolved remainder lingers however in the comparison between artistic and pornographic film – e.g. the wish to directly address an anonymous audience. And so a critical review of Cul en l’air   says:

“My levitating butt is a bit of a prick. This conceptual videotape transforms a man's buttocks into the head of a giant penis. Luckily, it doesn't blow its load.”

Closing Remarks
Front Room – likewise by Clouin – also marks however the difference between one-dimensional pornography and the artistic dimension of a film that always also opens up room for imagination and association. What the viewers of Front Room at first believe they are seeing is eventually thwarted.
In contrast to the pornographic film's aesthetics of definiteness and its concept of the incorporation of the viewers, every artistic film contains something ambiguous or dissolves clarities. Confusion and distancing are aspects that are foreign to the pornographic principle. The question emerges whether the artistic film can be pornographic at all. As Peter Gorson speaks of an “inauthentic obscenity in art,”1 it would be better to speak of an “inauthentic pornography in the artistic film,” because these films, despite their explicit depictions, always provide a widening of perspective. Contrary to an artistic intention in dealing with depicting sexuality, pornography – even when this distinction between art and pornography often seems like a fig leaf – does not want to be “bothered by anything awry in its aim to arouse desire.”2

Ulrich Wegenast, Freiburger FrauenStudien, vol. 10, issue 15, 2004,  pp. 293-314 (excerpt). Translation: Heinrich-David Baumgart 


Pierre Yves Clouin
.. [T] il ya beaucoup d'artistes qui thématisent agressivement leur propre sexualité. L'influence de sa propre sexualité sur l'œuvre artistique est devenue un topos établi. Les œuvres de l'artiste français Pierre Yves Clouin sont un exemple de comment l'homosexualité est naturellement  maintenant traité dans l'art - ici le film. La encore le fait d’être face caméra et en représentation jouent un grand rôle: l'exhibitionnisme et le voyeurisme font pleinement effet dans des films comme Cul en l’air  (1997).
Ses vidéos minimalistes sont des représentations condensées en film. Ils se tiennent d’une part de la tradition du Body Art des années 1960 et 1970 - des travaux de Carolee Schneemann et Valie Export par ex. et d'autre part, ces vidéos acquièrent une dimension pornographique par leur franchise et leur perspective. Il y a toujours eu dans l'art de la performance, notamment, des actions qui ont été décrites comme pornographiques: les exemples les plus connus sont certainement les happenings des actionnistes viennois autour d'Otto Mühl, Günter Brus et Herrmann Nitsch qui, en raison de leur intention et de leur mode d’articulation, ont brisé le cadre étroitement fixé de la pornographie. Souvent, ces actions et performances avaient un utopique noyau politique et étaient des rituels contre la domesticité.
Cette force utopique n'est pas palpable dans les vidéos de Pierre Yves Clouin. Son travail est une exploration du corps, parfois narcissique. À ce stade, on peut se demander dans quelle mesure l'impulsion à afficher agressivement son propre corps est identique pour un artiste vidéo et pour un acteur porno. Pour l'artiste, à la différence de l'acteur porno, il s'agit souvent de l'affichage de l'imparfait, de la politique du corps par rapport aux médias de masse et de transformation du corps en instrument ou en matériel artistique.
Toutefois il reste un fond non résolu dans la comparaison entre le film artistique et le film pornographique - par exemple le désir de s'adresser directement à un public anonyme. Ainsi, une critique de Cul en l’air  dit:
«En s’envolant mon cul fait le gland. Cette bande vidéo conceptuelle transforme les fesses d'un homme en gland de pénis géant. Heureusement, il ne crache pas. “
Mot de la fin
Front Room - du même Clouin - marque aussi la différence entre la pornographie unidimensionnelle et la dimension artistique d'un film qui lui, ouvre toujours la place à l'imagination et à l'association. Ce que les spectateurs dans la salle croient d'abord voir dans Front Room est finalement contrecarré.
Contrairement à l'esthétique et le concept d'incorporation des téléspectateurs du film pornographique, chaque film artistique contient quelque chose d'ambigu où la clarté est dissoute. Confusion et distanciation sont des aspects qui sont étrangers au principe pornographique. La question se pose de savoir si le film artistique peut être vraiment pornographique. Comme Peter Gorson parle d'une ”obscénité inauthentique dans l'art”1, il serait préférable de parler d'une ”pornographie inauthentique dans le film artistique”, car ces films, malgré leurs représentations explicites, offrent toujours un élargissement de perspective. Contrairement à une intention artistique de représenter la sexualité, la pornographie - même si cette distinction entre l'art et la pornographie semble souvent une feuille de vigne - ne veut pas être ”dérangée dans son objectif de susciter le désir par quelque chose de tordu”2.
Ulrich Wegenast, Freiburger FrauenStudien, vol. 10, issue 15, 2004,  pp. 293-314 (extrait).

1 Gorson, Peter: Sexualästhetik. Grenzformen der Sinnlichkeiit im 20. Jahrhundert, Reinbek bei Hamburg, 1987.
2 Mertner, Edgar and Herbert Mainusch: Porntopia. Das Obszöne und die Pornografie in der literarischen Landschaft, Frankfurt/./Bonn, 1970, S.88.




Inrockuptibles
Art critic Nicolas Thély publishes a review of Switch 2, arte 1999
Pierre-Yves Clouin enregistre dans son intégralité une action souvent vaine (comme se déplacer à quatre pattes) mais qui intrigue par ses effets d'oprique . Le jeune vidéaste se joue du temps de la télévision, du temps segmenté par la publicité, formaté par la grille des programmes où rien n'est gratuit.

Les nuits de la pleine lune
Switch 2
Films expérimentaux, films abstraits, art vidéo et performances surgissent sur les écrans d'ARTE chaque nuit de pleine lune. Douce dérision, grain de folie et accès d'humeur s'immiscent dans cette troisième Nuit. Une nuit proposée par Claire Doutriaux et Paul Ouazan
LA SEPT ARTE
Une année des treize lunes
ARTE fête les treize pleines lunes de 1999 avec l3 programmations spéciales. Chaque Nuit sera produite par un des partenaires d'ARTE (Allemagne, France, Belgique, Espagne...). Elle donnera libre cours à des programmes inédits :courts métrages, surprises, films expérimentaux, auto.tictions, zapping... Expérimentez !
Une fois par mois, Switch privilégie I'univers singulier d'un réalisateur ou d'un artiste. Après leur première Nuit, Claire Doutriaux et Paul Ouazan nous proposent ce soir d'explorer le travail unique du vidéaste américain Nelson Sullivan. Figure connue du milieu underground new-yorkais, celui-ci nous guide dans les rues d'un New York inconnu avec humour et autodérision.
On verra aussi les æuvres de Jean-Pierre Mocik, Pierre-Yves Clouin, Marie-Ange Guilleminot, William Wegman et la nuit se terminera en beauté avec le film culte de Jack Smith, Flaming Creatures.
Pierre-Yves Clouin
Ce jeune vidéaste français a fait de son corps un lieu d'exploration privilégié. Cadrages, décadrages et jeux de perspectives confèrent à ces petites ceuvres un caractère extrêmement déroutant

 

 

Date

1996-07-12

Rights

© Pierre Yves Clouin

Type

MovingImage

Coverage

Paris

Original Format

vhs

Duration

00:01:24

Director

Pierre Yves Clouin

Files

Collection

Tags

Citation

“Front Room,” Pierre Yves Clouin, accessed December 7, 2021, https://pierreyvesclouin.fr/items/show/105.